L’art de boire, un verre à la fois.

Un univers par famille d’alcool, avec les mêmes quatre rubriques partout : trouver la bonne bouteille, gérer ta cave, enrichir ton savoir, te tester. Chaque bouteille partagée, chaque cave qui grandit et chaque bonne réponse te rapporte des points.

VinAccords mets-vins, carte des régions, 136 bouteilles Rhum98 rhums filtrables par goût Whisky69 whiskies, de l’Écosse au Japon Bière59 bières, des trappistes aux IPA Autres spiritueux104 cognacs, armagnacs, calvados, eaux-de-vie, gins, tequilas et mezcals Cocktails45 recettes, ton bar, tes favoris et tes notes

Rejoins la confrérie.

Un compte pour retrouver ta cave, tes recettes et tes points sur tous tes appareils, et pour partager tes trouvailles avec la communauté.

ou

Coche les deux cases pour continuer.

Plus tard

Quiz vin

Dix questions tirées au hasard. Chaque réponse est expliquée.

Quiz rhum

Dix questions tirées au hasard. Chaque réponse est expliquée.

Le vin français

Touche une région de la carte pour découvrir son style, ses cépages et ses appellations.

Carte des vignobles de France

La grande histoire

Vingt-six siècles de vignes, de moines, de rois et de crises : c’est cette histoire qui explique pourquoi la France étiquette ses vins par lieu plutôt que par cépage.

  1. Vers 600 av. J.-C. : les Grecs à MarseilleLes Phocéens fondent Massalia et plantent les premières vignes cultivées de ce qui deviendra la France.
  2. Ier siècle : la Gaule romaineLes Romains étendent la vigne le long des fleuves : Rhône, Garonne, Moselle, puis jusqu’en Bourgogne. Le tonneau, invention gauloise, remplace peu à peu l’amphore.
  3. XIIe siècle : les moines cartographient le terroirLes cisterciens observent que des parcelles voisines donnent des vins différents. Ils les délimitent et créent le Clos de Vougeot : la notion de « climat » bourguignon est née.
  4. 1152 : Bordeaux devient anglaisLe mariage d’Aliénor d’Aquitaine avec Henri Plantagenêt, futur roi d’Angleterre, ouvre le marché anglais aux vins de Bordeaux pour trois siècles. Les Anglais appellent ce vin clair le « claret ».
  5. XVIIe siècle : Dom PérignonCe moine de l’abbaye d’Hautvillers perfectionne l’art de l’assemblage en Champagne. Contrairement à la légende, il n’a pas inventé les bulles : il cherchait plutôt à les éviter. Il faudra attendre le XIXe siècle, des bouteilles plus solides et la table de remuage de la Veuve Clicquot pour maîtriser l’effervescence.
  6. 1855 : le classement de BordeauxPour l’Exposition universelle, Napoléon III demande un classement des vins de Bordeaux. Les courtiers classent les châteaux selon leur prix de vente. Ce classement n’a presque pas bougé depuis.
  7. 1863 et après : le phylloxéraUn minuscule puceron venu d’Amérique détruit en quelques décennies la quasi-totalité du vignoble français. Le salut vient de la greffe sur des porte-greffes américains résistants : aujourd’hui encore, presque toutes les vignes françaises sont greffées.
  8. 1935 : naissance des AOCPour lutter contre les fraudes, l’État crée les appellations d’origine contrôlée et l’organisme qui deviendra l’INAO. Le lieu, les cépages et les méthodes sont désormais encadrés.
  9. 1976 : le Jugement de ParisLors d’une dégustation à l’aveugle organisée à Paris, des vins californiens battent de grands Bordeaux et Bourgognes devant un jury français. Un électrochoc qui pousse la France à se remettre en question.
  10. Aujourd’hui : nature, bio et climatLe bio et la biodynamie progressent, le vin nature s’installe dans les bars, et le réchauffement avance les vendanges de plusieurs semaines par rapport aux années 1980. Les vignerons replantent des cépages anciens et cherchent la fraîcheur en altitude.

Anecdotes

Les huîtres de ChablisLe sous-sol de Chablis est fait de calcaire du Kimméridgien, truffé de fossiles de petites huîtres vieux d’environ 150 millions d’années. D’où la tension iodée de ses vins… et leur accord parfait avec les huîtres.
Le salut au Clos de VougeotLa légende veut que les régiments passant devant le Clos de Vougeot présentent les armes, en hommage au plus célèbre vignoble de Bourgogne.
« Je bois des étoiles »La phrase attribuée à Dom Pérignon goûtant son premier champagne vient en réalité d’une publicité de la fin du XIXe siècle.
Le V de la victoireEn 1945, Château Mouton Rothschild célèbre la Libération avec une étiquette ornée d’un grand V. C’est le début de la tradition des étiquettes d’artistes.
Pourquoi un creux sous la bouteille ?Ce creux, la « piqûre », date de l’époque du verre soufflé : il rendait la bouteille plus solide et plus stable. Il aide aussi à retenir le dépôt.

Pour aller plus loin

Déguster et servirMéthode, températures, carafe
  1. L’œilIncline le verre sur un fond blanc. La couleur (la « robe ») renseigne sur le cépage et l’âge : un rouge jeune tire vers le violet, un rouge âgé vers la brique (on dit « tuilé »). Les « larmes » sur la paroi indiquent l’alcool et le sucre, pas la qualité.
  2. Le premier nezSens sans agiter. Tu perçois les arômes les plus volatils et tu repères un défaut éventuel (bouchon : odeur de carton mouillé).
  3. Le second nezFais tourner le vin, puis sens à nouveau. Classe ce que tu sens en trois familles : arômes primaires (le raisin : fruits, fleurs), secondaires (la fermentation : beurre, brioche, levure) et tertiaires (le vieillissement : cuir, sous-bois, truffe, fruits secs).
  4. La bouchePrends une petite gorgée, fais-la circuler et aspire un filet d’air. Note l’attaque (première impression), le milieu (équilibre acidité, alcool, tanins, sucre) et la finale. Compte les secondes pendant lesquelles les arômes persistent : ce sont les « caudalies ». Au-delà de 8, c’est un beau vin.

Les températures de service

TempératurePour quels vins
6–8 °CEffervescents, blancs très légers, rosés de soif
8–10 °CBlancs secs vifs (Muscadet, Sancerre, Riesling), liquoreux
11–13 °CGrands blancs (Meursault, Hermitage blanc, vin jaune)
13–15 °CRouges légers : Beaujolais, Pinot noir, Loire, Savoie
16–18 °CRouges structurés : Bordeaux, Rhône, Madiran, Cahors

Le piège classique : servir les rouges trop chauds. La « température ambiante » date d’une époque sans chauffage central. Dix minutes au frigo ne font jamais de mal.

Carafer ou aérer ?

Carafer un vin jeune et puissant (Cahors, Madiran, Cornas, jeune Bordeaux) l’ouvre et assouplit les tanins : 1 à 2 heures avant. Décanter un vieux vin sert à séparer le dépôt : on le verse doucement, juste avant de servir, car il est fragile. Un Pinot noir ou un Beaujolais se passe généralement de carafe.

Lire une étiquette

En France, on étiquette par lieu plutôt que par cépage : « Sancerre » sous-entend sauvignon blanc (ou pinot noir en rouge). Retiens la hiérarchie : Vin de France (aucune origine précise), IGP (une grande zone, plus de liberté), AOP/AOC (un terroir, des règles strictes). En Bourgogne, on monte encore : régional, village, premier cru, grand cru.

Les règles d’or des accords

  1. Ce qui pousse ensemble va ensembleRaclette et Savoie, cassoulet et Sud-Ouest, chèvre et Loire. L’accord régional est le plus sûr.
  2. Même intensitéPlat délicat, vin délicat. Plat puissant, vin puissant. Aucun des deux ne doit écraser l’autre.
  3. L’acidité coupe le grasUn vin vif nettoie le palais après un fromage fondu, une friture ou une sauce crème.
  4. Les tanins aiment la protéineUne viande rouge assouplit un vin tannique. Avec le poisson, en revanche, les tanins donnent un goût métallique.
  5. Le vin doit être plus sucré que le dessertSinon il paraît aigre et maigre.
  6. Le piquant déteste l’alcool et les taninsAvec un plat épicé, choisis un vin frais, aromatique, peu alcoolisé, parfois avec une pointe de sucre.

Garder ses bouteilles

Couchées, à l’abri de la lumière, autour de 12–14 °C et surtout sans variations brusques. Une bouteille ouverte se garde 2 à 3 jours au frais, bouchée : les rouges légers et les blancs tiennent mieux qu’on ne le croit.

Les cépages28 fiches
La vinificationDu raisin à la bouteille

Histoire du rhum

Né des déchets des sucreries, devenu boisson des marins puis spiritueux d’exception, le rhum raconte cinq siècles d’histoire des Caraïbes, y compris ses pages les plus sombres.

  1. 1493 : la canne traverse l’AtlantiqueChristophe Colomb apporte des boutures de canne à sucre à Hispaniola lors de son deuxième voyage. La canne, originaire d’Asie, s’installe dans les Caraïbes et devient la base de l’économie sucrière.
  2. Vers 1650 : le « kill-devil » de la BarbadeLes planteurs découvrent qu’on peut faire fermenter et distiller la mélasse, le résidu sirupeux de la fabrication du sucre. L’eau-de-vie obtenue, rugueuse, s’appelle « rumbullion » ou « kill-devil ». Le mot « rhum » en viendrait.
  3. 1694 : le père Labat en MartiniqueCe missionnaire dominicain décrit et améliore les techniques de distillation dans les Antilles françaises. Son nom est resté sur un rhum de Marie-Galante.
  4. XVIIIe siècle : le commerce triangulaireLe rhum est au cœur d’un système économique fondé sur l’esclavage : il sert de monnaie d’échange sur les côtes africaines, la mélasse alimente les distilleries de Nouvelle-Angleterre, et les esclaves travaillent dans les plantations de canne. Impossible de comprendre le rhum sans cette histoire.
  5. 1740 : le grog de la Royal NavyLa marine britannique distribue depuis des décennies une ration quotidienne de rhum. L’amiral Vernon, surnommé « Old Grog », ordonne de la couper avec de l’eau : le grog est né. La ration, le « tot », durera jusqu’au 31 juillet 1970, le « Black Tot Day ».
  6. Fin du XIXe siècle : naissance du rhum agricoleLe sucre de betterave européen fait chuter le prix du sucre de canne. Les sucreries des Antilles françaises font faillite, et les planteurs se mettent à distiller directement le jus de canne frais au lieu de la mélasse. Au même moment, le phylloxéra ravage les vignes françaises et le rhum remplace en partie le cognac en métropole.
  7. 1902 : la catastrophe de Saint-PierreL’éruption de la montagne Pelée rase Saint-Pierre, alors capitale économique de la Martinique et cœur de la production de rhum, avec ses dizaines de distilleries.
  8. 1914–1918 : le rhum des poilusL’armée française distribue du rhum aux soldats dans les tranchées. La consommation explose en métropole.
  9. 1920–1933 : la Prohibition américaineLes Américains assoiffés se rendent à Cuba : c’est l’âge d’or des bars de La Havane, du daiquiri et du mojito, et le style cubain léger conquiert le monde.
  10. 1996 : l’AOC MartiniqueLe rhum agricole de Martinique obtient une appellation d’origine contrôlée, la seule pour un rhum. Elle impose le jus de canne frais, la distillation en colonne créole et interdit tout ajout de sucre.
  11. Aujourd’hui : la révolution premiumEmbouteilleurs indépendants, éditions brutes de fût, transparence sur l’âge et le sucre ajouté : le rhum est désormais regardé avec le même sérieux que le whisky. Depuis 2019, l’Union européenne limite le sucre ajouté à 20 g par litre pour avoir droit au nom « rhum ».

Anecdotes

La chauve-souris de BacardíEn 1862, à Santiago de Cuba, des chauves-souris logeaient dans la charpente de la distillerie de Facundo Bacardí. Sa femme y vit un porte-bonheur et en fit le logo de la marque.
Le sang de NelsonAprès sa mort à Trafalgar en 1805, le corps de l’amiral Nelson fut rapatrié conservé dans un tonneau d’alcool. La légende raconte que les marins y auraient discrètement bu : on surnomme depuis le rhum de la Navy le « sang de Nelson ». Il s’agissait plus probablement de brandy.
Le vrai Captain MorganHenry Morgan était un corsaire gallois qui pilla les colonies espagnoles au XVIIe siècle… avant de finir lieutenant-gouverneur de la Jamaïque.
Hemingway et ses deux barsOn attribue à Hemingway la formule « mon mojito à la Bodeguita, mon daiquiri au Floridita ». La phrase, affichée dans le bar, est très probablement une invention publicitaire. Le daiquiri, lui, était bien son cocktail.
« Chacun prépare sa propre mort »Aux Antilles, on ne sert pas le ti-punch : on pose sur la table le rhum, le citron et le sucre, et chacun fait le sien.

Pour aller plus loin

La fabricationDe la canne à la bouteille
  1. La récolte de la canneLa canne est coupée à maturité, à la main ou à la machine. Pour un rhum agricole, elle doit être broyée très vite, en quelques heures, car le jus s’oxyde et fermente spontanément.
  2. Le broyage et le choix de la matièreOn presse la canne pour extraire le jus, appelé vesou. Trois voies possibles : distiller ce jus frais (rhum agricole), en faire du sucre et ne garder que le résidu, la mélasse (rhum traditionnel), ou concentrer le jus en sirop ou « miel de canne », comme pour Zacapa.
  3. La fermentationLes levures transforment le sucre en alcool et produisent les arômes. Elle dure de 24 à 72 heures pour un agricole. En Jamaïque, certaines fermentations de mélasse durent jusqu’à deux semaines, avec des fonds de cuve (dunder) qui enrichissent le moût : c’est l’origine des fameux « esters », ces arômes de fruits trop mûrs et de vernis.
  4. La distillationLa colonne, distillation continue, donne des rhums plus légers et plus propres ; en Martinique, la « colonne créole » est spécifique à l’AOC. L’alambic à repasse, distillation par lots en deux passages comme pour le cognac, donne des rhums lourds et aromatiques : Jamaïque, Haïti, Barbancourt. Beaucoup de maisons assemblent les deux.
  5. Le repos ou le vieillissementUn rhum blanc repose quelques semaines à quelques mois en cuve inox pour s’arrondir. Un rhum vieux passe des années en fût, souvent d’anciens fûts de bourbon. Sous les tropiques, la chaleur accélère tout : la « part des anges », l’alcool qui s’évapore, atteint 6 à 8 % par an, contre environ 2 % en Écosse. Un rhum de 10 ans est donc déjà très concentré en bois.
  6. La soleraMéthode venue du xérès : on empile des fûts d’âges différents et on ne prélève que dans les plus vieux, qu’on complète avec des plus jeunes. L’âge affiché, comme le « 23 » de Zacapa, correspond alors au plus vieux rhum de l’assemblage, pas à un minimum.
  7. La réduction et la mise en bouteilleOn ajoute de l’eau pour descendre au degré voulu (40 à 50 % en général, parfois 59 % ou plus pour les « brut de fût »). Certaines maisons ajoutent du caramel pour la couleur, du sucre ou des arômes. L’AOC Martinique l’interdit.

Les mentions d’âge

MentionCe que ça veut dire (règles AOC Martinique)
BlancPas de vieillissement sous bois, quelques semaines de repos en cuve
Élevé sous boisAu moins 12 mois en fût : couleur paille, le fameux « rhum paille »
VOAu moins 3 ans en fût de chêne
VSOPAu moins 4 ans
XO, hors d’âgeAu moins 6 ans

Hors AOC, ces mentions ne sont pas toujours encadrées. Un « 12 ans » d’Amérique latine peut être une moyenne ou un âge maximum : lis l’étiquette au dos.

Agricole ou mélasseStyles et traditions
Rhum agricoleRhum traditionnel (mélasse)
MatièreJus de canne frais (vesou), distillé juste après la récolteMélasse, sous-produit de la fabrication du sucre, disponible toute l’année
OùMartinique, Guadeloupe, Marie-Galante, Haïti (clairin), Madère, Maurice…Jamaïque, Barbade, Cuba, Guyana, Venezuela, La Réunion, presque partout ailleurs
ArômesCanne fraîche, herbe coupée, agrumes, poivre, fleurs : vif et végétalCaramel, sucre brun, banane, fruits mûrs ; de très léger à très « funky » selon la fermentation
SaisonnalitéUniquement pendant la récolte, de février à juin environToute l’année
Cocktail emblématiqueTi-punchDaiquiri, mojito, mai tai, punch planteur

Les trois grandes traditions

La tradition francophone (Martinique, Guadeloupe, Haïti) : rhum agricole, distillation en colonne, souvent sec et sans sucre ajouté, avec des blancs à 50 ou 55 %, voire 59 % à Marie-Galante.

La tradition anglophone (Jamaïque, Barbade, Guyana, Trinité) : mélasse, alambics et assemblages, des rhums riches et intenses. La Jamaïque est la capitale des esters et du « funk ».

La tradition hispanophone (Cuba, Porto Rico, Venezuela, Guatemala, Panama) : « ron ligero », distillé en colonne, léger, souvent filtré pour les blancs et vieilli en solera pour les vieux. C’est aussi là qu’on trouve le plus de rhums sucrés.

À connaître aussi

Le grand arôme : à La Réunion et en Martinique, un rhum de mélasse à fermentation longue, très chargé en esters, utilisé pur ou pour aromatiser des assemblages.

Le clairin : le rhum paysan d’Haïti, fait de jus de canne, levures sauvages et petits alambics. Brut, sauvage, unique.

La cachaça : l’eau-de-vie de jus de canne du Brésil. Proche de l’agricole, mais légalement une catégorie à part.

Le rhum arrangé : une macération maison de rhum blanc avec fruits, épices ou vanille, tradition de La Réunion. Les rhums « épicés » du commerce en sont la version industrielle, souvent très sucrée.

Le sucre ajouté : beaucoup de rhums vieux d’Amérique latine contiennent du sucre, parfois 20 à 40 g par litre avant la limite européenne de 2019. Si un rhum te paraît très doux, vanillé et sirupeux, c’est souvent ça. Les rhums AOC Martinique n’en contiennent jamais.

Comment le boire

  1. Le ti-punchDans un petit verre : une cuillère de sucre de canne ou de sirop, un petit morceau de citron vert pressé, puis le rhum agricole blanc. On mélange avec un bois lélé, sans glace. Aux Antilles, on dit « chacun prépare sa propre mort » : chacun dose lui-même.
  2. Le rhum vieux purDans un verre tulipe, à température ambiante. Laisse-le respirer quelques minutes, sens à distance d’abord, car l’alcool pique. Une goutte d’eau peut ouvrir les arômes.
  3. Les cocktailsBlanc léger pour le daiquiri et le mojito, jamaïcain pour le mai tai et les cocktails tiki, ambré ou vieux pour le punch planteur.